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LES MACARONIS DE CASANOVA

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Seuls l’amour et l’art rendent l’existence tolérable
Ce n’est pas le chevalier de Seingalt qui me contredira
Une vie sans beauté, sans passion honorable
Ne sera pas vécue quand elle terminera

Il y a l’art de l’amour et puis l’amour de l’art
Les chevauchées antiques dans les fortunes du ciel
Les chefs d’œuvres inconnus et les toiles de bazar
Et les lèvres ardentes plus douces que du miel

Dans les ruelles obscures étroites comme des songes
Sous une cape et un masque s’évade un inconnu
Son ombre gigantesque s’allonge et puis s’enfonce
Comme un acte d’amour dans la prison des nues

Giacomo Girolamo Casanova
né un 2 Avril quelque part à Venise
qui conquit 100 princesses, courtisanes et divas
Entre Vienne et Paris, l’Oder et la Tamise

Evadé d’un cachot de la prison des plombs
A l’aide d’une petite scie cachée dans une gamelle
Pour aller aussitôt rejoindre les salons
Du beau monde et des jouvencelles

C’était encore un coup de ce prince de l’épate
Un coup de dés jamais, plutôt un coup fumant
Pour ce roi du gratin, ce fin goûteur de pâtes
Qui coucha plus de filles que sur son testament

Car ce qu’il nous légua fût plus qu’une légende
Le secret du bonheur, la source de la vie
Et des macaronis qui le suivaient en bande
Comme celles qu’il cajolait tout au fond de son lit.

De ces macaronis qu’il faisait cuire al dente
Lardés l’huile d’olive et la faisant chauffer
Puis caressant les pâtes, belle croupe d’une amante
Qui frémit sous ses doigts avec un juste effet

Enfin qu’elle soit lombarde ou même piémontaise
Broyant la ricotta sur ces tubes fumant
Pulvérisant de poivre, goûtant et souriant d’aise
Tel était le péché glorieux de cet amant.
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