Les heures enchantées

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Ma bio est dans mes mots, vous saurez tout sur tout, oui mais par petit bout. Vous qui passez sans me voir, prenez le temps de me lire, je ne vis que pour ça  [+]

Image de Printemps 2018
Il y a des heures où l’on aime le monde entier.
Où le bruissement du vent nous semble une musique,
Le chant des oiseaux nous touche d’un sourire,
Un soleil presque bleu nous fait cligner les yeux.
Même la mer dans sa caresse nous allège la vie.
Le chagrin devenu plume a atténué son gris,
Jusqu’à devenir perle, comme adouci de rose.
Nos larmes chauffées d’azur coulent sans mouiller nos joues
Laissant juste un sillon de nacre et de lumière.
À l’abri d’un nuage l’avenir s’éclaircit
D’un baiser de soleil au sein de l’arc en ciel.
Sous nos pas l’herbe est tendre quand bien même d’asphalte.
Quelque saison s’épanche, les roses odorantes
De nos cœurs en jardin ont tombé les épines,
Dans les squares les enfants nous racontent la malice
Qu’il faut pour vivre heureux au bord du précipice,
Regarder vers le ciel et sauter dans un rire.
S’éclabousser d’envies, de mots flous, de délires,
Se coucher dans la lune et ne jamais dormir,
Juste fermer les yeux et se laisser partir
Chasser tous les trésors, cachés dans toutes les îles.
Dans le regard des chats comme diaprés de sagesse
Nos pensées papillons s’inspirent de rêverie
Leurs ailes battent à nos tempes
Juste au coin de nos cils où brille tout à coup
Un diamant de cristal pur comme un torrent.
Tout en haut des collines,
La grive musicienne endort ses petits
Au chant d’une comptine volée à une sirène,
Venue se perdre un jour de grande mélancolie.
Au large tous les bateaux s’en souviennent et s’ennuient,
Les marins amoureux la pleurent dans la nuit.
Mais leur peine s’endort à chaque nouveau port
Où une femme les enflamme d’un baiser et d’un sein
Incendie d’une bouche salée comme l’écume.
Toutes les pages restent à lire, à chanter, à écrire
En lettres de magie miroitantes comme un lac,
Où les pins se reflètent, Narcisses conifères
Peintres des eaux glacées à la palette de verts.
Certains soirs en été, ils tremblent comme en hiver
Du désir inavoué d’une étreinte adultère.
Toutes ces heures enchantées, je les connais par cœur
Elles s’allongent sur ma vie, s’invitent chaque fois
Que te vient une envie de me prendre dans tes bras...

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