Les haïkus des utopistes voyagent au coeur des inconscients.

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Se pourrait-il que la poésie soit à la conscience humaine ce que sont les mathématiques à l’équilibre du monde, une émanation de la beauté, de la fragilité, de l’immensité de l’univers.

De l’univers entier, car le poète a besoin des étoiles, se nourrit d’étoiles.

Sensible et vivante

La tendre planète bleue

Fleur de galaxie

Alors il serait possible d’émettre l’hypothèse que la poésie ne s’invente pas, ne se crée pas, mais se découvre comme un paysage qui apparaît une fois le col franchi.

La belle fatigue

Dans la montagne d'hiver

Soudain l’océan

Un paysage mouvant, ondulant, au gré des changements de luminosité, dans la profondeur de l’esprit de celui qui porte la plume.

Au clair de la lune

De sa plume écrit un mot

Mon ami Pierrot

Les yeux ouverts mais parfois voilés, embués de mélancolie ou d’indignation, la conscience ferait office d’antenne, de capteur subtil, transformée, nuancée par la présence d’une brume ou du feu d’un soleil au zénith.

En vallée des larmes

Pour compagne sur la voie

La mélancolie

Ce monde imparfait

De souffrances et de merveilles

Berceau de la joie

Récepteur délicat, éthérique, infiniment sensible, ductile, omniscient et inconscient, assoiffé de sel et de nectar.

Saline Sermel

Le soleil dans l’océan

La bruyère ondule

Abeilles d'hiver

Vient mourir à la maison

Pour m'accompagner

Alors le poète, créature inachevée, fragile, frangible, troublé par la force de ce qui cherche à éclore en lui, s’abandonne à la transe qui germe et traverse le voile de l’invisible.

N’est pas blé la balle

L’enveloppe n’est pas la graine

A éclos le germe

Sensible et solide

Amoureux de tout mon être

De chair et de coeur
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