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Les eaux d'automne

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Edwina Simon

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Gouttelettes fines et tièdes,

Dégoulinent frénétiquement,
Jaillissent sans tarir,
Font frissonner la peau délicate
Du visage pâlit par l’attente, teint blafard.

Cristal sème l’angoisse,
À Amechania, damoiselle s’abandonne.
Le chagrin si tenace brise sa pensée,
L’annihile de réflexions, la blottit dans le néant.

Le sens se perd tel la couturière,
Qui de ses mains lasses, laisse échapper le fil.
Dans un miroir de glace se reflète sa silhouette,
Maigre à l’âme humide.

Ses lèvres charnues se trempent de pleurs,
Ses deux globes chthoniens, se vident d’eau,
Ses pupilles se figent, purgent la peine.
Absence véreuse.


Amour était d’abondance,
Nourrit d’émotions célestes
Animé d’une heureuse complicité,
Des souvenirs tendres l'hydrataient.

Privée de sa rencontre, elle se languit.
Un halo de givre l’enceint,
La douce fleur n’aspire au bonheur,
Son corps, lui, la paralyse.

Son heur vint, tulipe s’éteint.
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