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Vénus de son regard me taquine dans la nuit
Les heures se font plus lentes à mesure que je fuis
Ce sommeil qui m'appelle depuis ce matin
Que j'ai quitté trop vite, préférant les chemins
Hasardeux des vacances, du printemps, sans chaîne
Où je me lance un peu étourdi de pollen
Je vole, je cours vivant, ressentant les embruns
Salés de ce printemps, sentant tous les parfums
Qui pénètrent mes narines ouvertes depuis peu
Depuis que des poumons j'ai fait cesser le feu
Des cigarettes acides qui jadis me brûlaient
Le corps et l'âme ensemble tout mon être puait
Cette nuit je ne dors et pourtant je suis bien
Simplement à l'écoute de mes sens, serein
Vénus de son regard peut bien me taquiner
Je me moque aussi d'elle, elle qui n'a pas bougée
Depuis si longtemps, oh je n'étais même pas né
Qu'elle taquinait déjà les hommes, les premiers
Et moi je peux courir, chanter, danser, pleurer
Et tans pis si Morphée ne veut de moi, ce soir
Je la retrouverai les bras larges et ouverts
Un jour ou l'autre sans doute au détour d'un chemins
Ces chemins de printemps où l'on s'ennivre du vent
Ces chemins où l'on sait ce que l'on est vraiment
Un peu perdu, hagard de cette certitude
Fatigué mais heureux dans cette béatitude.

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