Les Bohémiens

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J'écris à mes heures perdues, sur trois bouts de papier au terminus de mon bus pendant la pause de petites histoires du soir, et j'aime partager ces petits textes avec vous  [+]

Ils sont pauvres, ils n'ont rien que leur vieux oripeaux
Ils dorment au coin du feu en rêvant la fortune
Quand le ciel se glace sous le clair de la lune

La poussière se soulève sous les roues des chariots
A l'entrée du village, tout le monde fait halte
Au cordonnier, ils portent leur souliers troués
Au maréchal-ferrant cette rosse boiteuse

Au parvis de l’église, une voix s'élève
« Le diable vous emporte »leur lance une bigote
Quelques rideaux s'ouvrent, les langues se délient
Au café « Chez Fernand », on trinque à ces manants

Le tintamarre s'éloigne au détour du chemin
Au village, ce soir, ils ne dormiront pas
ouvriers et badauds les attendent demain
Là-bas ils oublieront leurs soucis et leurs peines
Demain ils chanteront, à la foire de Lessay

La roulotte au près, les chevaux à l'herbage
Les gamins au ruisseau se laveront les pieds
L’aïeule ira dormir, à l'ombre du vieux chêne
Jongleurs et saltimbanques, chanteurs, équilibristes
Feront un beau spectacle aux paysans du coin

Les hommes ont l'oeuil triste, les femmes le regard fier
Leur visages s'animent, quand vient l'heure de chanter
Quand sonne l'heure de vivre, en ce beau soir d'été
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