1
min

Les battements

Image de A. Kardelune

A. Kardelune

8 lectures

0

Tisser sa toile entre deux branches,
L'autre... le chemin vers la maison blanche,
l'iris porte sa mire sur le ciel amer,
le silence par le corps envahi, les pieds sur terre.

L'envol d'un papillon comme accueil,
un battement d'ailes comme un battement de cœur,
les enfants crient auprès du chèvrefeuille,
l'abeille suspend son bourdonnement dans la fleur.

Sur le gravier, les pas s'expriment,
marche la vie, adapte les racines,
la mare est sèche et le roseau déprime
dans un dédale enfoui dans l'aubépine.

Fascination du vide dans le tronc,
persiste l'existence, repousse du pied,
offre l'extrémité de ses bois au surplomb,
comme le cerf offre les siens à l'horizon.

Le temps suspendu, infini, pose l'espace.
La longueur des ondes repose l'incident.
La lentille scrute le rien qui dépasse,
rompt l'imprévu d'un virage inconscient.

Hier plus qu'aujourd'hui, hier plus aujourd'hui ?
L'articulation déplacée des corps,
l'articulation transformée des cœurs
et comme l'herbe folle sous le clapotis des gouttes
laisse glisser l'intrusion par petits plis,
poser ses fesses fermes sur la chaise en fer,
sur les vieilles lattes à la peinture écaillée,
ou s'allonger sous les branches déployées du noyer.

Tout tourne dans le silence et dans le bruit,
dans l'extérieur comme à l'intérieur,
dans le choix subtil de l’ouïe futile,
et le chant berce les tourments en chœur.
0

Un petit mot pour l'auteur ?

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lire la charte

Pour poster des commentaires,