Les animaux, ces autres créatures

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La terre est en train de trembler là sous nos pieds
Mère nature, fait pitié, elle est vielle, estropiée,
Borgne, fatiguée, que ses fils battent les animaux
Comme des chiffonniers

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Il vivait un chalet, pas très loin d’une plaine
Par où il passait, pour atteindre la fontaine
Abreuvait de cette source chaque jour ses moutons
Qui bourraient mollement leur irremplissable bidon


Il n’était pourtant pas un simple gentil berger
Il connaissait bien tout, il était submergé
Depuis son enfance de livres et de la sagesse ;
Seuls héritages de son père, avant qu’il disparaisse


Un jour, alors qu’il s’allongeait sous un chêne très beau
Qu’il visait d’un œil neuf le mont Aiguille tout haut,
Un ourson attaqua sa petite fortune
Griffa et blessa les agneaux, pour des prunes


Le jeune homme muni d’un esprit d’envergure
Eu de pitié pour l’animal immatures
Mit de côté son fusil, détendit son rage,
Ramena ses moutons effrayés au village


En pleine paysage vert et brun de l’Isère
Où le silence des lacs, excite le mystère
Ce jeune homme maussade, quelque part sur la route
Se pencha sur un lac, et pleura goute à goute


Quoique loin de l’époque des romantiques
De Rousseau, Hugo et d’autres mélancoliques
Il se confie tel qu’un Nerval et Lamartine
Au lac qui recevait ses larmes de petite gamine


Son père tué par d’autres villageois
Sa mère, la pauvre, la proie des hors-la-loi
Il savait que l’ourson reviendrait demain
Affamé, orphelin, il agirait par instinct


La nature fut toujours la maison à lui
C’est nous les malfaiteurs, les nuisibles, il se dit
Il pensa alors pourquoi pas l’apprivoiser
lui-donner de l’amour, au lieu de se venger


Le lendemain, une fois que l’ourson fut venu
Il le prit par un fil, avant qu’il le reflux
L’emmena chez lui et le garda dans l’étable
Assuma tout danger, bien qu’il fût implacable


Quelques mois, chaque jour il se levait aux aurores
Lui donnait de l’herbe, pour le rendre herbivore
Il prenait soin de lui, à l’insu des voisins
Qui voyait en lui leur ancien ennemi brun


L’ourson devint poilu et grandi très vite.
Le berger soucieux de la vie qu’il mérite
Le laissa libre, comme l’était autrefois
Afin qu’il poursuive les règles des bois


Chacun à sa manière, par ses propres moyens
Ce berger autrefois, aujourd’hui les citoyens
serrez les mains, comme un regain de conscience,
Et protégez les animaux, par votre bienveillance
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