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J'étais assise à la table avec des tiroirs mités
pour gribouiller le vert d'avril,
en dessinant des spirales avec une courbe règle en plastique
lorsque le soleil était là,
en dessinant des angles droits avec l'équerre
parce que les nuages étaient nécessaires aussi.
J'avais appris les formes des toutes les fleurs par coeur
et les chansons à la mandoline semblaient leurrer des papillons
entre leurs cordes que je carresais le soir.

Le bonheur arrivait chez moi chaque jour à un moment précis
comme un facteur postal sur un vélo sans amortisseur,
trépidant au moment ou j'essayais d'attraper mon paquet.
Ma grand-mère mettait au four du flan vanille au caramel,
dans les vergers les fleurs de prunier tissaient une dentelle lâche et délicate,
des marguerites et des pensées tricotées fleurissait sur le bord de mon chapeau,
et seulement quand j'entendais le sifflet du train je savais
que mon temps de jouer était passé.

Je suivais simplement le dernier fil de la lumière du soleil
jusqu'il faisait sombre dehors...
dans ce temps-là tous mes rêves étaient doux
et je ne me souciais pas si la lune abandonnait son argent
sur ma chemise de nuit à joli motif fraise.

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