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Le vent des globes

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Le Vent des Globes.

Samedi soir je suis sorti me nourrir de nouveaux morceaux,
Prendre l’air frais de la ville, rassembler tous mes morceaux et,
Aller jouer au gorille.
Voyager de branche en branche, sauter d’arbre en arbre,
Éviter les avalanches quand je joue hors-piste
Les accords des meilleurs guitaristes.
Gratter les cordes de ma vie,
Créer de nouvelles tablatures
Et danser toute la nuit sur des mélodies
Que je continue d’écrire avec une âme pure.

Oui j’ai envie de vivre,
Oui j’ai envie de m’amuser,
De me nourrir encore pour nourrir mon livre
D’histoires et d’anecdotes que j’aime coucher sur mon papier.
Caresser ton pyjama rose que j’imagine en secret
Et, comme une farouche panthère, venir à tes pieds m’allonger.
Imaginer lentement te déshabiller, regarder ta peau se découvrir,
Embrasser tes yeux d’amour colorés et vers toi continuer à courir.

Chaque jour qui passe me rapproche de tes nuits
Chaque nuit qui trépasse me réveille à la vie.
Rejoins-moi ma chérie car de toi je suis épris
Libère-moi ma jolie des filets où tu m’as cueilli
Car mon souffle aujourd’hui reste court
Et ma course vers la vie ne veut plus de détours.
Alors, si comme la chanson de Trenet
« Le soleil a rendez-vous avec la lune »
Viens dès à présent me retrouver et m’enlever enfin ce goût d’amertume.

Je veux, avec toi, combiner mes ingrédients,
Inventer de nouvelles recettes aux saveurs d’antan,
M’asseoir à ta table, partager mon repas,
M’abreuver de tes fables et,
Rêver de tes bras.
Te goûter,
Te humer,
Te lécher... et,
Te mordre,
Car j’ai faim de toi à me tordre,
De désirs,
De plaisirs,
Et de douleurs,
Car le manque de toi ralentit les b a t t e m e n t s
De m o n CŒUR.

Mille fois j’ai fait tourner le globe,
Accompagné les vents qui me parlent aux creux des lobes,
Redessiné la lune à coups de crayons de soleils
Et dans le fond dissous obscur
Y voir naître un petit en-cas de merveilles.
Et finalement, me retrouver là comme un point unique,
Un solitaire atome,
Tirer ma révérence aux femmes et aux hommes
Et continuer ma route auprès des enfants rois.

Car c’est pour eux que j’existe, c’est pour eux que la vie subsiste,
Alors je les suis, ils sont mes guides vers les chemins du bonheur et de la vérité,
M’évitant de me perdre dans ces pièces humides
Et m’ouvrir les portes du temple où je suis né.
Voir clairement la lumière de l’Orient
Inonder d’amour tous les êtres vivants
Sentir en moi battre le pouls de l’Humain et savoir que comme le papillon
Je vais mourir demain.

Aimer ces instants présents et éphémères,
Continuer à les chanter, comme chante une mère,
Ne rien lâcher, non, rien lâcher,
Car il n’y a pas de fin ici-bas et tout là-haut
C’est toujours le même chemin, toujours le même lien qui nous retient
Le même élan qui nous étreint.
Alors je le vis maintenant sans en garder un morceau pour demain,
Car tout ce que l’on me donne à présent, je le prends.

Aussi, dépêchez-vous de vivre
Car moi je ne laisserai rien.


Garaic

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