Par la fenêtre écartelée,
Dans cet hôtel en front de mer,
Aux murs de papier rose amer,
L’ombre s'invite, au loin, gelée.

En bas l'ivresse emporte tout !
Brumes et vins sont de la fête,
Irriguant le cœur et la tête,
L'humain ripaille et fait le fou.

Mais toi ma Nuit des Amours Mortes,
Gentil trou noir gobeur d'épaves,
Vils radeaux ou fières étraves,
Viens m'engloutir ouvre tes portes !

Petits ou grands y mangent soupe,
Qu'on lampe heureux, se regardant,
L'œil apaisé, le regard franc,
Délivrés de la vieille troupe.

Après la mort, la vie est belle !
Immune de tous les serpents,
Des trahisons, des beaux serments,
Des coups ramassés à la pelle.

À l'aube de la désunion,
L'Amour encor mentait si fort...
Que très longtemps, privé de corps,
Sous le terreau dirai ton nom !
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