Le Temps coule, coule...

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Voyageur de l'esprit, perdu dans son imagination. Mélancolique notoire. Fabricant de rêves, âgé de plusieurs milliers d'années (d'après les bruits)  [+]

À mon grand-cousin, Patrick, qui s'est envolé trop tôt sans rien dire.


Le Temps coule, coule, et coule. Encore et encore. Rien ne peut l'arrêter. Des gens bons partent, le Temps les abandonne. Les autres regardent, impuissants. Les cœurs s'effritent, les larmes coulent le long des joues pendantes. Face au Temps, on reste faible, fragile, comme une colombe blessée cherchant sa branche d'olivier. Malgré la douleur, la souffrance, la tristesse ; le Temps continue son tranquille chemin, sans se soucier du reste. Cruel et égoïste, il efface les personnes parties de ce monde des esprits restés, au fur et à mesure des générations. Qui ce souviendra de vous dans cent années ? Personne : vous ne serez même plus poussière, vous ne serez pas fantôme, vous n'existerez plus pour nul homme. Le monde vous aura oublié, vous et votre existence, vos sentiments, vos malheurs, vos actions : tout ce que vous aurez fait, en une vie, d'un coup de main sera balayé par ce maudit Temps. Mais cela n'est pas le destin, détrompez-vous : pour déjouer ce maléfice, tâchez d'écrire, et de transmettre la mémoire de la défunte personne aux générations futures, pour qu'elles-mêmes n'oublient pas qui était cet homme, cette femme, allongé dans un cercueil de bois brillant. Pour qu'elles n'oublient pas qui vous étiez, et qui vous êtes, peut-être, là-haut.
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