Le sud, le vin et le souvenir de toi

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Ce temps qui s’arrête, ivre de garrigue et de chaleur,
Quand l'ombre fraiche avance et jette son dévolu,
Tel un vent d’été qui se faufile de fleur en fleur,
Submerge mon être d’une nonchalance absolue.

Ce visage qui veille sur ma sieste et qui me sourit,
Comme je le vois en double, tant le vin est bon.
Blanche lune, hologramme dans un ciel de plomb,
Tu danses, tu ondules et tu me donnes le tournis.

Ne suis-je pas sot risible, à vouloir rêver ainsi,
Virevoltant sur les cimes des champs de lavande,
Par la pensée, toujours à mille lieux à la ronde,
Dos à l’arbre, derrière mordillé par les fourmis.

L’air chaud qui transporte ces odeurs et ces bruits,
Que produisent les cigales en battant de leurs ailes,
Ressuscite bien des souvenirs longtemps enfouis,
Mélange de jasmin et d’effluves de désir charnel.

Lorsque ton âme furtive pénètre ce rêve éveillé,
Le halo de l’ange sur tes cheveux couleur de blé,
Je tends les bras pour te retenir dans cet univers
Les renfermant sur une illusion de couleurs et d’air.

Tu n’es plus là à partager ce breuvage des dieux,
Gris, sensuel aussi frais que l’élixir de tes lèvres,
Seul avec mes souvenirs et la lune dans les cieux,
Je te revoie et trinque à ton regard violet-genièvre.

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