Le souffle d'une idée

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Qui suis-je en 400 caractères ? Je pourrais les mettre dans le désordre, comme ça, pour être drôle et intéressante, et te faire rire, toi, lecteur. Mais je ne préfère pas. Alors, pour reste  [+]

Ah, tu me visites, vielle amie
Toi que je connais depuis toujours
Et de qui pourtant j'ignore tout
Je ne sais que ton souffle fou
Et ne peux qu'espérer te voir chaque jour
De l'aube au crépuscule de ma vie

Tu es comme le vent du Nord
Tu souffles, violente, et arrête net le monde
Pour m'entraîner dans ta ronde
De lyrisme, de sentiments, de vie et de mort

Tu me murmures à l'oreille
Du coucher au lever du soleil
Troublant mes nuits que tu écourtes
Pour être sûre d'avoir mon écoute

Dans mon enfance déjà tu soufflais
Tes songes, tes poèmes et tes idées
Dans mon cerveau enfantin régnaient
Et je m'en amusais, jusqu'à en rêver

Sur les airs que tu jouais doucement
Mon imagination écrivait les paroles
Transformant en chansons le souffle du vent
Que ma danse écrivait sur le sol
Alors que je suivais tes pas, pensant t'attraper
Et n'effleurant que des notes égarées

Tu me poursuis de tes assiduités
Comme une amante tu m'étreins
Tes rêves deviennent les miens
Et je ne peux plus te quitter

Tu me troubles de ton attention
Sur mes cahiers, j'écris ton nom
Les mots que tu m'inspires
Sont l'oxygène que je respire

Je me laisse porter dans ton vent
Qui dessine mon chemin et m'y guide
Quand mes doigts avides
Attrapent le stylo qu'il me tend

Et quand brusquement tu souffles en tempête
M'envahit à me faire perdre la tête
Je me jette dans tes tornades
Je me baigne dans tes cascades
Jusqu'à m'imprégner de toi, à m'égarer
La fin de notre étreinte me laisse éplorée

Comme une drogue, une addiction
Tu me transmets cette fébrilité
Et quand je sens mes doigts trembler
Je me sens fière de ton attention

Quand parfois tu me délaisses
Alors, ton absence me blesse
Plus sûrement que toutes les armes
Et me laisse éperdue de larmes

Tu te joues de moi, de mes appels
Tu crées un monde où tu es mon ciel
Et où ton immensité se couvre parfois de nuages
Me dissimulant ainsi tes mille visages

Tu es la force qui me tient debout
Tout en me poussant trop vite en avant
Pour disparaître soudainement
Me laissant au sol, tombée à genoux
Tu joues alors les absentes quelques temps
Mais reviens toujours me relever, recommençant

Tu souffles dans mon corps et mon esprit
Qui a été emporté il y a longtemps
Au gré des bourrasques de ton vent
Ne me laissant pour m'accrocher à la vie
Que l'espoir de mériter ton attention
Je t'appelle, Inspiration
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Arlo G · il y a
Excellent poème descriptif de l'inspiration dans tous ses états. Quand elle est là elle est capricieuse, quand elle n'est plus il n'y a plus rien. J'aime beaucoup. Vous avez le vote d'Arlo qui vous invite à découvrir son poème *sur un air de guitare* retenu pour le prix hiver. Je vous souhaite une bonne soirée. http://short-edition.com/fr/oeuvre/poetik/sur-un-air-de-guitare-1