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Au retour de lointaines contrées, un vieil homme fit halte,
À proximité d’une cascade, étincelante aux milles diamants,
Et enleva ses chausses, trempa ses pieds ridés dans le courant,
Laissa se répandre dans l’herbe, ses longs cheveux d’albâtre.

Les poissons se faufilèrent entre ses orteils.
Les fourmis grimpèrent le long de son bras.
Les mouches volèrent autour de son visage.

Le vieillard dormait, paisible, serein;
La poussière du désert et le givre des hauts cols,
La brûlure du soleil et la morsure de la faim,
Furent oubliées de sa carcasse molle.

Le Soleil laissa le soin à sa compagne la Lune
De veiller sur le vieil homme endormi,
Mais celle-ci en conçu une rancune
Et decida d’obscurcir la nuit.

À son réveil, l’Astre solaire constata avec fureur,
Que l’Astre nocturne avait trahi son honneur;
La clarté de la coquine aurait permit,
Le réveil du vieux voyageur.

Mais la Lune recommença son méfait les nuits suivantes!
Alors l’Astre solaire demanda au courant du ruisseau,
D’emporter le vieil homme au sommeil tenace

Ainsi, le ruisseau le confia à sa tante la rivière,
Qui le passa a son grand-père le large fleuve
Lequel le donna à leur père à tous, l’océan immense

Le vieil homme fut déposé par l’océan immense,
Dans un récif coloré et limpide,
Peuplé de poissons extravagants
D’anémones susceptibles et de requins caractériels.

Le vieux voyageur, qui avait parcouru le monde,
Et avait vu quantité de merveilles, ouvrit les yeux:
La beauté sublime du fond marin, rendit son regard heureux
Et apercevant le Soleil son ami, souriant, il lui dit adieu.

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