Le pâtre des prés-salés

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Rêveur mélancolique autoproclamé « Assembleur de nuées à la petite semaine » (à la petite semaine, parce que la poésie comme le crime ne paie pas), il écrit comme on jette des "bouteilles à  [+]

Ici pas de blé à faucher
Ni de champs à moissonner,
Mais une douceur
Semblable à celle des prés.

Nature tendrement dépouillée
Rusticité pleine de Beauté,
La terre exhale une chaleur
Qui Nous rappelle celle du cœur.

A l'horizon il se profile
Le Bassin, vierge de dessein
Accueillant en son sein,
Une Nature privilégiée
Envoûtante mais fragile,
Qu'il faut corps et âme protéger,
C'est un devoir d'humanité.

Chantre salin, poète marin,
Esthète né parmi les pins,
Je loue cette Presqu'île
Dont les bienfaits m'ont élevé.

Je chante aux quatre vents
Mon Amour pour cette terre fertile,
Pour ce havre nourricier,
Qui m'a tant inspiré.

Moi tel un pâtre des prés-salés
Je n'ai de cesse de promener,
Mes vers sur les rivages empreints de volupté,
Qui font de la Presqu'île
Un souvenir indélébile.

Je suis enfant des embruns,
Frère d'une Nature jamais servile,
Comme la mer l'enseigne à chacun :
Il faut aimer et redouter ce qu'il y a de plus docile.

Combien de fois mon esprit a divagué
Dans ces forêts, peuplées d'arbres de la liberté,
Où une Concorde centenaire,
Règne entre l'Homme et la Terre.

Même quand le ciel assassin
Déchire et déchaîne l'orage
Sur la Paix du Bassin,
Il n'y a guère ni feu ni rage,
Simplement une Nature sauvage,
Qui nous rappelle combien le ciel
Et la mer, ont l'âme rebelle.

Mais très vite les cieux se calment,
Sur la plage, un nageur enfile ses palmes
Puis disparaît, symbiose éthérée
Avec la marée, où le soleil fait perler
Ses rayons dorés, offrant à la mer un collier,
Que les dieux pour elle, semblent avoir façonné.

Les pas des badauds sur le sable du bord de mer,
Sont comme des souvenirs éphémères
De la communion passagère,
Entre l'Homme et sa mère,
Loin de toute ces villes, ces fourmilières.

Les sillons creusés par les tracteurs
Des braves ostréiculteurs,
Côtoient les empreintes des aigrettes,
Et des innombrables mouettes.

C'est un havre naturel
Où les couleurs du ciel
Se mêlent, à l'image éternelle
De celui ou de celle
Que l'on aime, le Bassin
Tel un utopique jardin
Originel, à la grâce de l'alexandrin.

Berger de la lagune
Je laisse ma Poésie
Se nourrir de la Beauté des dunes,
Pour embellir la vie.

C'est ici que j'ai connu la Beauté
Que je l'ai côtoyée, qu'elle m'a donné la main
Pour que je prenne la plume serein,
Et que de la vase des estuaires
Je bâtisse un futur moins amer.
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