1
min

Le passage du Gois

Image de Maria flore

Maria flore

4 lectures

0

Paisible ile océane, au parfum enivrant de liberté.
Le grand large et ces plages qui s’étalent langoureusement, font gonfler mon cœur d’une excitation juvénile.
Les bouffées d’air marin, et cette lumière si limpide, agissent comme un baume réparateur sur les gerçures de chagrin.

Nous marchons longtemps. Le soleil et la pluie nous emboitent le pas.
D’humeur taquine, ils jouent leur partie de cache-cache.
Les végétaux, le sable, l’eau salée, font semblant de se laisser dompter.
Sont-ils dupent, les propriétaires de ces villas bord de mer ?

Voilà qu’ arrive, comme un cadeau, une journée d’alerte météo.
« Avis de vent fort ».
C’est une aubaine pour mon esprit en mal d’aventure.
Quelle allégresse ! Quel étonnement puéril, devant la fureur maritime.

Il faut quelques jours pour comprendre.
La nature est la seule force qui règne sur le territoire des humains.
Elle nous montre encore, que nous ne sommes que des particules en transit.
Elle s’organise et se régénère en faisant fi de nos croyances, nos querelles, nos combats...

Elle seule, survivra.

J’aimerais rester ici, à l’abri des agressions continentales, loin des méchancetés de la vie.
Le monde, je le vois, est en attente, là-bas, sur l’autre rive.
Le quotidien, trop chargé de lourds tracas, s’enliserait dans le passage du Gois.
0

Un petit mot pour l'auteur ?

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lire la charte

Pour poster des commentaires,