Le pain d'impatience

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Le pain d'impatience

Voici le mauvais temps, toutes vannes ouvertes
De ces fortes pluies assombrissant les soirs.
Aux arbres ne sont plus que quelques feuilles vertes,
Quand d'autres, depuis hie,r gisent aux trottoirs.

Les brumes ont voilé ce banc près de la stèle
D'un illustre ouvrier protégeant de son bras
Son front tout en sueur devenant le modèle
Des fondeurs épuisés par le travail d'en bas.

Mais des milliers des siens, atroce sacrifice ,
Furent licenciés tels vulgaire kleenex,
Par Des spéculateurs que rongeait l'avarice
Et ne connaissaient plus que le bruit des télex.

Pensaient-ils aux enfants, qui ne voient de la lune
Qu'une lueur glacée au cœur de cette nuit
Où serrés et tremblants mendient une thune
Pour un peu de pain blanc ou un maigre biscuit.

Voyez les défiler, dos et épaules basses
Ces rangs de miséreux ayant perdu leur toit
Leur métier, leur honneur et qui de guerres lasses
Abandonnent l'espoir dans leur grand désarroi.

Quand se réveillera enfin la conscience
De ces injustices qu'on voit autour de nous ,
Il sera bien trop tard pour contrer l'impatience
De tous ces révoltés dans ce monde de fous,
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