Le Monde des corbeaux

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J’écris uniquement pour éloigner mes tourments et contrôler cette haine  [+]

Une fois de plus les corbeaux font la fête,
Une fois de plus les hommes se font la guerre,
Sur les champs de batailles ,des cadavres se mêlent entre militaires et innocents,
L'oiseau noir se réjouira de ce festin d'entrailles et de ce divin liquide qu'est le sang.
Les cris des survivants mutilés se perdra vite dans le croassement de cet étrange volatile,
Résonnant tel une hymne à la discorde et à la moquerie ironisant nos niaiseries stupides.

Depuis la nuit des temps,ils parcourent le monde,
Tel une nuée démoniaque à l'affût des moindres hécatombes ,

D'où viennent ces mangeurs de pourritures?
Peut être de l'enfer glacial ou des abysses de la mort,
Là où il est impossible d'imaginer un futur.
J'ai horreur de voir ses êtres se délecter de nos corps.

Une haine me brûle la peau et calcine mes jeune os,
Bien plus chaud que la plus grande flamme de l'Hades,
Car dans mes rêves je contemple le roi des corbeaux,
De son bec ,il se délecte méthodiquement de ma graisse

De ses serres,il m'ouvre et repend mes intestins et mon foie
De son cri il me perce les tympans sans aucune pitié ,
Il me traîne loin de mes convictions profondes et de ma foi,
La douleur est terrible, il veut que mon âme soit damné.

De l'hémoglobine dégouline,la guerre est fini.
Ce fond noir laisse place à la rougeur de la vie,
Le jour se lève autour en redorant le fond de mon iris,
Le roi des corbeaux a mal,il a peur,il pleure, il croasse.
Les rayons du soleil détruisent peu à peu l'abysse,
Le monde des corbeaux s'effondre sans que rien n'y fasse.

Un oiseau gracieux prend son envol en éclipsant la lune,
La lumière ressort de ses six gigantesque plumes ,
Illuminant les cadavres gisants en final décomposition
Le bruit de ses ailes couvre celui des balles et les cris de perditions,

Cet oiseau n'est qu'un simple messager,
Il annonce la paix,l'amour et la gaieté
Le monde des corbeaux est certes étrange,
Mais jamais il ne survivra au murmures des anges .

Malgré cette lumière si belle et si douce,mon âme souffre.
Tôt ou tard,nous tomberons à nouveau dans le gouffre,
À quoi bon la paix si fatalement viendra la guerre?
À quoi bon songer ,si la réalité cruelle écrasera nos rêves?

Une colombe se posa alors sur mon épaule et murmura:

« À quoi bon contempler cette lueur si adviendra le noir?
Cette question n'a pas de réponse ici bas,
Tu le sauras quand le ciel décidera de ton trépas ,
N'oublie pas cependant ces six lettre.Elles forment le mot ESPOIR .»
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