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Le Matou

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Voici l’histoire d’un homme, résilient et prêt à tout,
Dans la rue, on le surnomme gentiment : ‘’Le Matou’’
Il a toujours un chat dans la gorge,
Dans les ruelles, il traîne sa toux
Il vit en solitaire, dans un parc, près de chez vous,
Si la vie le jette au sol, il se relève, malgré tout,
Il est fort de caractère, se tient debout, va jusqu’au bout.
Matou, dit les vraies affaires, il appelle un chat, un chat,
Solitaire MAIS sincère, donc, avec lui, pas de bouillie pour les chats...
La société, il ne l’aime pas, ils sont comme chiens et chats,
Jouant au chat et à la souris, tandis que les souris dansent,
On dit que la nuit, tous les chats sont gris,
Mais, je vais vous faire une confidence,
Dans notre société... j’connais des vrais chats... qui sont mieux traiter que lui.

Lui, on l’traite comme s’il avait la rage, on le prend pour un chat sauvage,
Pourtant, il est très doux, très fier, et plein de courage,
On le traite en chat de gouttière, il mord dans la poussière,
Pris en souricière, sa vie devient une halte routière,
Le monde passe devant, mais, s’arrête rarement,
Puis, lorsqu'ils arrêtent, ils repartent, quelque part, rapidement,
Occupés à texter, y l’ont même pas remarqué,
Les gens sont trop pressé, ils ont d’autres chats à fouetter,
Lui, a la voix enrouée, souvent la gorge nouée
En toute saison, sa maison, est un sleeping troué,
C’est comme dans l’histoire des trois p’tits cochons,
La sienne, est faite en carton,
Le vent, vient souffler dedans, comme un loup, à plein poumons
Matou rêve pas d’or pure, il dort dans les ordures,
Il couche sur le ciment, mais, on ne peut pas dire, qu’il dort dure,
La vie lui fait morsures, tout ce silence le torture,
Mais, sa capacité à rebondir, l’éloigne d’une Mort Sûre...

Il n'y a pas un chat, qui le remarque,
Lorsqu'il s’endort, seul, sur un banc de parc,
Dans ses rêves, il devient à la fois le Roi et le Monarque
Il s'invente une bien-aimé, s’abandonne dans ses bras,
Elle lui donne un baisé, alors, elle donne sa langue au chat !
Ils ronronnent, ils se caressent,
Plein de chaleur, de tendresse,
Dans ses rêves, il se sent, tellement, en sécurité,
Comme une main sur son épaule, qui lui dit de ne pas lâcher !
Une main sur son épaule! Qui lui dit allez, viens, embarque...
Une main sur son épaule... (Quoi!) Qui le réveille sur son banc de parc!

Il ouvre les yeux et voit monsieur l’agent de sécurité,
Qui lui avait dit de quitter les lieux, là, la police vient l’embarquer,
Il ira quelques jours en prison, pour contravention non payée,
Mais, n’ayez crainte pour sa santé, Matou est fort, il nous épate...
Ne pleurez pas sur son sort, il retombe toujours sur ses pattes!

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