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Le Forgeron d'Ouessant

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Carole

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Le Forgeron
Forger le métal c’est aider un enfant à grandir.

Un morceau de métal brute se jetant dans le feu et l’activité de la vie.
Se faisant bousculer par les braises mesquines qui tente de le fondre par la chaleur de leur affres.
Jeunesse vaste et vigoureuse, pure et fascinante, aimé de la Terre et de la Vie.
Mille gerbe d’or diffusées au contact. Enrobant de par en par la matière, jaillissant, giclant puis retombant les étincelles joues de leur paraître en attisant les regards en direction de cette minuscule pluie d’or.

Forgeron à la charge des autres par la patience de tes gestes, comme le marcheur arpentent l’étendu des surfaces, foulant par enjambées les paysages, bouleversant les sols vierges,
tu frappes de te pointe le métal prenant forme promise.
Les mains de tous dorment dans les tiennent, mains vieilli par les métaux, marquées des raclements sourd, des longues respirations, des allaitements frémissants à la paume. De sinueuse ligne rajoutant des multitudes de vie à chaque coupure noirci par le charbon.
Simuler le battement d’un coeur par le rythme endiablé d’un marteau contre son enclume tel le musicien voyageant en dépit des saisons jouant son blouse sur les chemins du monde à qui battra le tempo avec lui.

Le forgeron, esprit créateur de cette scène, de ces éboulis de roches sombres rouge pourpre, de ces intrépides pics parcourant l’ambition des cieux, ces torrent de feu aux turbulences limpides frappant la fraîcheur nu, ces assemblages désordonnés à la fois réfléchi, sans négliger de manier force et délicatesse à l’égard des caresse ferme se dévouant à la vie de cette naissance.

Au crépuscule la torche s'éteint
comme un flambeau s'efforçant de maintenir éveiller le métal
comme une veilleuse accompagne l’enfant vers le sommeil de Morphée.
La nuit tombe et s'affaisse, les étoiles remplacent peu à peu les braises, la forge s’assoupit à son tour.

La réjouissance du résultat face à ton acharnement tu laisse l’enfant se reposer dans tes mains, envelopper dans un linceul ayant perdu la pureté de son blanc face à la sui, les formes opiacées s’endorment petit à petit dans le tissu.
Tel un soldat ayant gagné une guerre à lui seul
Tel un voyageur qui n’est plus retenu par les myriades de cris lancées par la foule
Tu quitte ta maternité, les insolubles questions de succession à transmettre au feu brûlant de la jeunesse. Qui par le hululement d’une chouette se taisent dans ton esprit.

Carole Laurec
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