Le Ferret

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"Vous direz que les mots éperdument me grisent et que j'y crois goûter le vin de l'infini" Louis Aragon  [+]

Image de Automne 2017
Je quitte Paris
Pour l’océan sauvage,
L’Île aux Oiseaux,
Les mouettes qui rient,
Filles dorées et dunes blondes,
Soleil et vent qui les inondent,
La plage ;
C’est mon crédo
Pour m’amuser
Tout l’été au Ferret.

Je me pointe sur la pointe,
Aux 44
Pour retrouver ma Bordelaise
Aux yeux « lagon »,
Lectrice de Sartre.
Depuis l’enfance nous « bambochons »
En espadrilles ou bien nu-pieds ;
Nos vies repeintes,
Thèses et synthèses,
Chaque été au Ferret.

Passent les bernaches,
Le spi au vent,
Nous naviguons entre copains
Vers le banc d’Arguin ;
Sable changeant,
Îlot d’attache
De nos virées d’adolescents
Et nos amours sans lendemain,
Dans les oyats,
Face au Pilat.

Le soleil tombe sur le Bassin,
« Bobos » Ferret Capiens,
Dînent chez Hortense ;
Mojito, rhum arrangé,
Notre biberon du Tchanqué.
Au Sailfish, on danse
Et ça balance
Jusqu’à potron-minet.
Rien à envier à St Tropez,
Au Ferret pendant l’été.

Fly Paulo, Fly
Je m’élève
Dans les cieux élégants
Sculptés par les vents.
Dunes et nuages ondulent,
Rouleaux déferlants
Pour surfers du sérail,
Oscillant funambule,
Au dessus de la grève
Je suis Fou de Bassan.

Dernier tango
Sur le Mimbeau,
Dernières huîtres dégustées,
Dernières ballades à vélo,
Derniers baisers volés.
L’été s’efface ;
Puis la pinasse,
Embarcadère pour en face.
Longtemps dans le train
Je reviens au Bassin.

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