Le cou

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Lorsque sur sa joue coule une larme parfaite
Je pressens qu’au fond d’elle un désir impatient
Tente de se frayer un chemin malhonnête
Vers celui qui sans cesse regarde dedans.

La perle roule ensuite à l’angle de sa bouche,
Comme si à l’avance elle avait décidé
Que cet unique endroit où deux lèvres se touchent
Ne pourra se passer de quelque humidité.

Elle accentue son jeu en inclinant la tête
Et ses longs cheveux dévoilent sa silhouette
Comme pour terminer en beauté sur ce cou.

Les lumières vacillent et dans ses draps se posent
En un silence fier de terribles à-coups,
Nos deux corps dévoilés mélangés dans le rose.
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