Le contraste

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Au dernier cri d’oiseaux,
Le pénitencier de Makala,
La tristement célèbre prison
Est calme et paisible.
Le coucher de soleil y est majestueux,
D’un brun grandiose et apaisant.
Devant une telle magnificence du beau,
L’on ne peut que s’extasier.
Il y a un coup de génie
Dans ce tableau ébouriffant
Que présente la mère-nature
Et pour enjoliver le spectacle,
Dans cet endroit lugubre.
Les lueurs d’ordinaires pourpres et violettes,
Que dégageait le soleil,
Embrasent les remparts de la prison,
Teintés de la chaux blanche.
Soudain un vent rafraichissant,
Dégageant une douceur inouïe,
Tendre et rassurante pour l’âme et le corps,
S’élève pour vous languir
Détrompez-vous,
C’est un trompe-l’œil
C’est un calvaire
Un endroit terne et déshumanisant
L’enfer sur terre ;
Votre morphologie prendra
Un sacré coup durant les quelques jours
Que vous y passerez
L’enfer carcéral, se traduira dans votre corps,
A travers vos traits :
Vous aurez le visage creux et allongé
Vous serez pâle presque livide
Et avec des rides profondes
Vos doigts deviendront frêles.
Vous perdrez énormément du poids
Et pour embellir le tout
Vous serez chétif, efflanqué et maigriot.
Les corvées sont réservées aux hébergés
Ils sont en quelque sorte des esclaves
Et cette esclave ne dit pas son nom
Ainsi, ils dorment à même le sol,
Entassés dans la promiscuité totale
Sur les escaliers du pavillon et sur le couloir.
Il y en a de tous les âges :
Vieux et jeunes mélangés.
Avec seul et unique repas
Le vungulé fournit par le gouvernement
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