Le comptant pour rien

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Pourquoi on a aimé ?

Un pamphlet dont la vulgarité contenue contraste avec la forme ! Derrière une écriture parfaitement maitrisée, et un style indéniable, se

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Dans les sombres garnis aux plinthes cafardeuses,
J'ai toute honte bue aux goulots des litrons.
La crasse et la misère ont des airs de jurons :
Je veux souiller la nacre et l'or des huiles creuses.

Voyez-vous braves gens où je vous mets l'obole,
Les restes et l'aumône aux remugles amers ?
Je garde dignité – vous nous voulez si fiers ! –
Quand enfin dans vos culs de nantis je les colle.

« Mon Dieu qu'il est vulgaire ! Et mon Dieu qu'il est sale ! »
C'est mon dernier abri, ma seule liberté.
« Fais-toi donc tout petit, deviens légèreté. »
Je me ferais obèse au regard qui m'avale.

Je veux être furoncle, un bien abject bubon,
Au nez de vos cités, aux lèvres de vos rues,
Qu'alors sautent aux yeux les réalités crues
De ceux valant autant que couenne de jambon.

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