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le chat noir

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William

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LE CHAT NOIR


Je l’ai vu traverser à la pointe de mes pieds,
J’ai cru voir trépasser l’ombre de son idée,
Mais sa rapidité qui me pousse au respect,
N’a jamais vu passer cette auto délavée.

Je l’ai vu à la ferme dans la vieille cour muette,
Passer sous une échelle taillée dans un vieux chêne,
Et j’ai vu la fermière courir dans sa chaumière,
Pour protéger sa chair d’une sorcellerie virtuelle.

Je l’ai vu dans la rue avec une grande allure,
Brandissant sa fourrure imprégnée de luxure,
Pour faire peur aux intrus qui craignent de la vue,
Les malheurs imprévus, ou combles de la muse.

Je l’ai vu dans la brume un soir de pleine lune,
Préparer sa tenue, camouflage trop pur
Pour chasser l’amertume des rongeurs nocturnes,
Qui oublient à l’usure, son art de l’affût.

Mais je ne l’ai pas vu provoquer des blessures,
Je ne l’ai jamais vu nuire aux individus,
Il est devenu l’intrus des légendes lugubres,
Qui deviennent à l’usure force de ses vertus.
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