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L'astre des nuits

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Nicodémus

8 lectures

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Toi,
Ma Lune,
Œil de Dieu,
Que ton éclat
Envahi ce monde
Lugubre et endormi !
Avec toi, je n'ai plus peur
Des ombres figées dans les rues.
La nuit l'emporte et la ville est morte,
Nul âme en son sein n'agit en ce temps ;
Seul, j'étais sur un banc trouvé sur la place.
A travers les ténèbres, j'admire ta beauté.
Tous les alentours jouissent de ta grâce,
Celle que tu voiles ou caches souvent.
Arrête de me fermer ta porte,
Montre-moi ta rondeur, sois nue.
Avant ton frère et ses mœurs,
Que cesse l'insomnie,
Reste, jeune blonde,
Dans cet état.
Soyons deux :
Ma Lune,
Moi.
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Eddy Riffard · il y a
Insolite la forme de ce poème, peut-être un clin d’œil au cycle de la lune ?
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Nicodémus · il y a
Merci pour le comm'. Disons que c'est plus un modeste clin d’œil au poème de V.Hugo, Les Djinns...même si le rapport texte/forme est plus caractéristique chez Hugo.
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