L'ÂME PENSANTE

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Les mots sont pour moi des armes qui taisent les maux et leurs fléaux. Les mots sont tellement puissants au point d'empêcher que le monde se dirige dans un tombeau. Au-delà de tout, moi j'existe  [+]

Je ne me souviens pas avoir un jour
Demandé à Dieu, Père de l'Amour,
De m'envoyer découvrir ce bas monde,
Où le mal, son seul chef d'orchestre, gronde.

Mais, contre toute attente, me voici !
Fait d'eau et de sang rouge cramoisi,
Je suis un véritable moins que rien,
Comme le sont, hélas, tous les terriens !

Moi, eh bien, sachant que je suis poussière,
Toute chair et la vôtre à rien ne sert ;
N'ayez pas honte, messieurs, de le dire,
Vous qui, à nouveau, ne cessez d'en rire,

Car, voyez-vous, Dieu fait Sa volonté
Et cela n'efface pas Sa bonté !
J'ai parfois goûté aux plaisirs mondains,
Contrôlé comme un minable pantin,

Aujourd'hui encore le mal silhonne,
Tend comme piège son trou du cyclone.
C'est à peine que je comprends pourquoi,
Pour le découvrir, Dieu m'avait choisi, moi.

Le monde n'est qu'un vaisseau défectueux,
Où l'on fait un voyage périlleux ;
Quelles que soient les années, rien ne change,
Et la panne du vaisseau reste étrange.

La panne naturelle du grand vaisseau
Finira par le réduire en morceaux,
Enfin que serais-tu entrain de faire :
Vivre au Paradis, croupir en Enfer ?
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