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Omettre
Voyez-les sur le seuil ces résidus que la nuit dépose
Ils, sur le perron
Poussières célestes restes du monde
solitaires à la verve grossière
ballet dans la décomposition du monde, le tandem
cycle d'hommes à s'évertuer
d'autres à mourir des vers qui rongent la mince corde leurs peaux est si,
ma peau si mince aux agressions
mes moyens d'agir si minces eux aussi
que la poésie, l'essence des mots me permet un poil de remettre encore demain
quelques lueurs d'étoiles,
regarder le ciel avant que tout s'efface, étoiles, étoiles, étoiles,


si tu tiens à la vie sans te perdre dans les méandres de quelques hybridations assujetties
omettre,
oubliés si complexe des corrélations à la ronde se remettent à peine
sitôt aspirées se dispersent...
Brouhaha contemporain, état de fait
avertis dans la seconde, épris d'ivresse et de vive allure
quand bien mal n'étant qu'un
quel cas beau s'y colle ?
Omettre, combien, combien encore d'années à s'étendre
ode des lits, langueurs et mythes
como 'sta ? Où êtes vous ?vers où, verrou ? »barataclau »*
Constatons que nous omettons souvent les conséquences de nos actions
fussent elles parties fines ou grosses, avons les clefs de nos propres chaînes
hier et aujourd'hui, clos
des cycles, au ton préambule, le tandem, encore un peu peuple plaire
faisons encore le monde pour qu'il s'affûte de connaissances partagées
laïcité
partages, joie du vivre ensemble
l'individu ne peut diviser sans la multiplication
ne comptons pas sur l'argent pour voir enfin mûrir l'être que l'on attend du monde intercités où tous sommes les individus d'une mère bien au-delà des univers qui nous mettent des oeillères, chaque cercles recoupés par d'autres diwans encore à l'infini, la résonance de la lumière a mené partout la vie incroyablement diverse que nous ayons le temps
de contempler et d'en apprendre un peu plus chaque jour
quand bien même nous rebellons nous que déjà dans leurs griffes nos enfants
course à l'échalote
partis de billes dans un bac à sable
les rêves d'ici bas ne se préoccupent guère des sanglots qu'ils propagent au-delà des chaumières
omettre et se foutre, faire la fête et rire
toufou l'camp ! Les vallées les plaisirs
les jolies musettes même les pies bavardes
année de nos frères les singes, songeons

et

mouvants sous les sables ôtés de silice
drapées de leurs nuisettes
nos peaux aiment, nos peaux aiment
valent tout le gâchis de l'industrie et son drapeau informe
soyons les singes de leur désillusion
étirons les ficelles de nos êtres élastiques
soyons l'indivisible tandem entre le je dis c'est toi qui es et le moi don tu suis ?
à se laisser ému choir
de peur qu' la belle l'eut vu
dans son homme mission !
Ni dieu ni maître
seulement des pairs innés à la relative sensation du monde que l'on éprouve
« à chaque jour suffit sa peine » dit l'adage
omettre
les faits divers
affaires courantes
faisons un marché
équitable sur table
à bas les armes !
À bas la guerre, laissons au passé l'homoviolentus
nous vous devons la fière chandelle d'avoir accélèré le temps si vite
si vite qu'entre ovipares et vivipares n'avons plus aucun doute sur votre propre sexualité
ovovivipares, partout, genèse
l'éthique sans cesse mise à contribution
observons la chance qu'il nous est donnée de vivre
malgré les fêlures circonflexes, impavides du temps
nos rides nos fesses flasques
nos livides, les bleus de l'espace
la remise en question
la redoute
c'est le magasin vide !
N'oublions plus nos ventres
solide univers nourri d'intrants
où est la fête , où est mon rire ?
Je me suis laisser ému, choir
aux larmes, aux larmes,
tout en pleurs

depuis le néolithique s'est laissé agir
des mâles, groupuscules violents, fainéants, incompris ou incohérents
pour éviter le repli et la mort sûre
ne sachant se nourrir, partager....
Le monde à créé des hordes barbares qui chaque jour se sont composées
un butin une armée d'incultes à la cité,
tuant le barde, sacrifiant l'ermite, violant les principes même de l'harmonie exemplaire de ses aînés
les chamans se sont tus morts torturés dans quelques camps sordides
seule la grande voix des femmes, à corps rompus, sous la lune de la fée vrillée pourrait alors faire sourdre l'amour tétzacoatl de nos indiennes cosmogonies
notre mère à tous
Gaïa
l'ail cité, comme l'ortie, l'ail nous suis le pissenlit pérégrine
nos reins tout de stress en auraient bien besoin
la nature est nos soins beaucoup la piétine
et vont beaucoup trop loin se laisser croire à l'alchimie médecine
j'vous mets le décor où ? Rage
dépendances imbéciles, sournoises
ne me laisseront des cendres, à l'heure du suspens
chaque seconde échue à la renverse
de l'avis de tous nicotine est le puissant remède de l'industrie pour que tous, tous
à l'armée, à l'usine tous suffoquons

avons sû foquer, c'est un terme de marin quand loufoque il rabat la grand'voile !
Je dessale redondant sur les embruns la houle
une dernière fois dans ma pipe d'écume
un rêve, une volute bohème drapée d'espérance
un rire d'enfant, une souris qui chante
des sanzas des balafons, oui, des balafons
pour taire le bruit des balles à fric
amour, amour à mourir
à Friga, jolie fée vrillée aux seins veloutés
mon va lentement va, allez vas vas, à la vie vite, la vie perd
là vie régule
allons y point par point ce cirque qu'on flexe
l'élastique peut péter à tout moment
« les jeux de mots laids font les gens bêtes »
je les pratique à la longue heure élastique un jour
ça , élastique et moi, dare-dare je fuis
et voilà j'me la pétes !!!
cherchez bien, poète en fuite
sur le canal carpien
carpe et diem
y'en a plus que pour des massages
des massages que même s'il est tactile
ton écran total fébrile ne satisfait site
ô bonheur des déçus que tout cohabite
je me délite en litanie qui vous saoûle
et par là même ivres ensemble entonnons dès l'aube, l'art tôt
écris, écris, ratures, ratures, et, avant qu'alsa meurt, n'oublies pas
omettre
ohm mètre, avances avec mesure

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Nabelle · il y a
bon, c'est vraiment long pour de la poésie. ceci dit, ça regorge d'images superbes ! et elles mériteraient d'être mieux développées et mises en valeur (à mon avis). un vrai talent je crois
si le coeur vous en dit, j'ai un haïku en compèt' : http://short-edition.com/oeuvre/poetik/flocons-eternels
mais sans obligation

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Gael Marilleaud · il y a
merci de ton commentaire, il est vrai que je ne retravailles jamais assez mes textes, cependant la poésie s'entend très bien avec la longueur, voyez des poèmes de Hugo, d' Artaud, la prose de Lautréamont, ô chant de Maldoror, la poésie valse et vient à l'envi, je fais beaucoup d'écriture automatique, je vais aller voir ton haïku, j'en ai écris quelques uns, c'est une écriture complexe, sinon saisir l'instant où il se propage dans la tête! bonne journée!
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Nabelle · il y a
;-) au plaisir de se relire Gael
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Grenelle · il y a
Voilà j'ai tout lu, je suis même arrivé au bout du bout sans sauter un mot. J'ai le droit à quoi ?
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Gael Marilleaud · il y a
un pin's ou une bonne bouffe? un cerveau confondu?
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Grenelle · il y a
Bon alors, je relis et on va bouffer tous les deux chez Macdo.
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Gael Marilleaud · il y a
berk pas mcdo,une bouffe maison, bon pas les ptits plats dans les grands, une tite bouffe de pauvres!
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Grenelle · il y a
Bon alors si tu sais faire l'omelette aux nouilles sans casser les oeufs, j'amène le dessert et la roteuse.
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