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La tristesse mise à nu.

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Le matin te caresse
de son violent réveil
Filtré par les persiennes,
le soleil brûle tes rêves

Encore dans l'inconscient,
derrière tes yeux mi-clos,
que déjà monte en toi,
le premier sanglot

Tes mains pétrissent ton ventre ,
ce blanc désert stérile
Il n'y a même plus d'amant,
ton grand lit vide

Voilà bientôt l'été et tes quarante années
Devant ton miroir tu comptes les sillons,
petits trais griffonnés des murs de ta prison

Un café, une Pall Mall ,
le regard dans l'évier
Tu écoutes le printemps,
le coeur écartelé

Ta tristesse mise à nu dans ta première larme,
Le temps bourreau, dans ta plaie, tourne doucement sa lame .

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