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La tempête me pousse, comme un léger oiseau

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gillibert FraG

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Tes yeux me caressaient à travers l'océan
L'amour est-il belle illusion, ou vain néant?
Brève vérité ou douce opportunité
fleur à cueillir avec volonté et bonté,
Et don réel de soi ? Les étoiles lointaines
Dans la montagne, les eaux pures des fontaines
qui mesuraient la profondeur et la durée
de nos vifs sentiments, chantonnent et scintillent,
les mêmes poésies, la gaieté qui frétille,
car les langues d'argent de la source qui dansent
Pleurèrent un instant leurs chaudes larmes rances,
Mais vite consolées, oublièrent nos peines
Après les avoir sculptées dans un noir ébène

Ta main serrait très fort la mienne,
Et mon âme la tienne

Mais un vent fou, brutal, bouleversa mon monde
La terre sourde, égarée, poursuit-elle sa ronde ?
Je vais vers d'autres cieux, vers d'autres idéaux
La tempête me pousse comme un léger oiseau
Loin de mon nid, loin de mon port, bien loin de toi
Mon fiancé chéri, entends-tu qu'elle gronde
Comme un fauve apeuré, elle exprime l'émoi
Qui soulève furieux, les verdoyantes ondes.
Pour la race humaine,
Des joies incertaines.
J'étais, quelle aubaine !
Charmante sirène.
Ta femme sereine
Se croyait la reine
de ton cœur
quel bonheur !
Je soulage ma lourde peine
En parcourant d'arides plaines,
riant aux mauves marjolaines
et aux enfants de la savane.
Suis-je bête comme un âne ?
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Duje · il y a
Cette belle poésie mérite audience .