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La prof de littérature

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Fennec

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Elle était grande et élégante,
Elle avait vraiment de l'allure,
Très énergique, trop souriante,
La douce et mince prof de littérature.
Je vois son regard tendre et câlin,
Qui plonge dans le mien.
Lunettes cerclées de monture fine,
Ses yeux azur bordés marine,
Et au centre, cette étoile jaune,
Comme elle est belle, l'amazone,
Ses délicieuses lèvres sucrées, entrouvertes,
La rendaient un peu plus coquine,
Bouche bée, stupide, ahuri, et inerte,
Je regardais sa savoureuse poitrine,
Dressée dans son ravissant corsage,
Ou je rêvais de plonger mon visage,
Ses longues jambes blanches et délicates,
Et moi, en émoi, devenu tout écarlate.
Un beau jour, enivré, fou de désir,
Je lui ai proposé de lui donner du plaisir.
A ma grande surprise, je sentis sa main
Explorant jusqu'au creux de mes reins.
Ce fut sa seule réponse, enfin je crois,
Heureux, incrédule, étonné, presque coi,
Je me retrouvais nu dans son penthouse,
Contre sa peau fabuleusement douce.
Alors je compris que ma prof de littérature,
En plus des classiques, aimait volupté et luxure.
Et c'est lorsque nue sur la table ronde
Je vis qu'elle était forcement blonde,
Son grand corps constellé de zones érogènes,
Se donnait, pleinement, sans aucune retenue,
Dans de multiples variantes hétérogènes,
Je sentais ses mains, et sa langue, ingénues,
A mon grand étonnement, cette nuit là,
En plusieurs moments, avec stupeur, je ressentis cela,
Son corps tressaillant, raide comme au dernier instant.
Elle me permit de tout connaître en elle,
Jusqu'au plus profond de son être charnel,
M'autorisant tous les plaisirs les plus personnels.
Tout, vraiment tout, en restant propre et belle,
Bien que maîtresse, Elle fut totalement à moi,
Un peu dominée comme j'aime qu'elles soient,
Elle me donna beaucoup de bonheurs, au pluriel,
Ces nuits folles sans fin étaient comme du miel,
Avec classe, elle réussi même à me faire oublier,
Celle à qui vraiment elle ressemblait tant,
Qui, elle aussi, devait parler flamand,
La belle étrangère, prof de littérature
A la magnifique et généreuse nature.

Son nom était proche d'Ixelles
Son allure rimait avec belle,
Je l'appelais quelque chose comme Lady,
Mais avec un surnom beaucoup, plus sexy
Un jour, elle, par son sourire, si réconfortant,
Me dit que d'un autre elle était amoureuse,
Et que je ne pourrais plus être son amant
Ne parvenant pas à la rendre heureuse.

Depuis, lorsque je traine prés de la plage,
Et que je vois ces jeunes hollandaises,
Avec leurs si jolies jambes dans leurs shorts coupés,
Je ressens comme de la haine et de la rage,
Et une dernière fois, du haut de la falaise,
Je me souviens, moi, combien je n'ai su être l'aimé.

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