La poussière de l'aube

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Au matin, la douleur est multiforme :
La noirceur du café, l’absence du lait,
Une lobotomie bâclée
Par la blancheur des nuits,
Un corps avare, un corps nécessiteux,
Qui réclame de l’eau et des victuailles,
Et ce robinet qui pèse ses gouttes, une à une,
Comme le tic-tac d’une horloge déglinguée.

Une ruelle se dresse dans la rosée,
La solitude enfile un masque matinal
Et ce corps à la fois trop maigre et trop gros,
Ce corps normal, trop normal,
Qui, un jour à la fois,
Se détériore en filament de poussière
Qui, un jour à la fois,
Se décompose en habitudes sensorielles,
Qui, chaque jour,
Sonde les quatre horizons de l’ennui,
Ce corps qui est le mien
Poursuit inexorablement
L’ombre qui, autrefois, lui appartenait.
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