La pluie sur la Place Royale

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A Nantes, juste avant l'automne

Il y a longtemps, de sales bombardements.
Depuis, la place a repris vie !
Le temps lent de la Mort est loin maintenant.
De bruits, les pas la font Royale et réinvestie !
Le talent des gens étant d’être absents mais là, tonifiants.
Et puis, les passants soudain fondent comme la neige !
Craquements aux fenêtres du ciel couvant.
D’un puits de gouttes, les nuages s’allègent
Crânement venus lécher les plus chics ces apparents !
D’un suintement, ils les cherchent et les défient de rester.
Mais les autres aussi sont au menu du gros temps.
La suite est un recommencement cent fois rejoué :
On crie, on court, on se vautre, en riant.
La fuite en haut est comme musicienne.
A l’instrument on dit « on danse ? » en ondulant.
La flûte en vaut-elle, des ondées diluviennes ?
L’intempérie lance de nouveaux sons et retentissements.
Elle mute en bombardes et percussions !
L’instant périt, se relance et repart en forcissant
Eludant tout par des barres d’ablutions.
L’eau sévit, un vélo surnage sans élan.
La place est remplie mais de pluie, en septembre.
L’automne dit d’attendre demain, aux impatients.
Car Mai c’était hier ; les feuilles vont tendre aux sept nuances d’ambre !
Oui ! Le clapot tonne au sol, entêtant !
Nantes est entrée dans la saison
Le carmin des couchants se cachera pour un moment
Comme la plante ancrée bien avant floraison.
Le Ciel, de la main, caresse en chantant.
La Place se vente, humble de fraîcheur :
Pluviale, fluviale, royale et tout, et tant !
En toute humidité, hachée de pâleurs.
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