La Pile de la Face

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La beauté est toujours une part de Dieu
Surtout dans la beauté du corps, ce coffre
De l’âme nue qui toujours bien née s’offre
La beauté du monde en est l’essieu des cieux
Sans doute es-tu beau mais tu ressembles plus
A moi-même que je ne me ressemble
C’est sans doute pour cela que tu m’as plu
C’est mon égoïsme qui nous assemble
Le sexe ce lieu du corps, ce lieu magnifique
De la femme est couleur, jouissance mirifique
Elle m’arrose de son sein et de cerises
En saison. Aussi je m’y penche en Tour de Pise
Elle est belle. Je ne peux pas regarder les
Choses belles, ça me fait beaucoup trop mal
Dans le quotidien je suis toujours en aval
Jamais ne monte, je suis bien trop gringalet
Mais je l’aime comme si je la portais dans
Mon ventre qu’elle rend incandescent en grand
Tout ardent je cours et lui chante me voilà
Donne-moi, donne-moi ta photo que je la
Dévore et qu’enfin tu sois mien. Je mange
La photo. Je communie à sa chair d’ange
Mon rêve, mon seul rêve est de m’épouser en toi
Je vais en toi, quand je te parcours, tu es ma voie
Je t’écoute et lorsque je t’entends, tu es ma voix
Tu m’abrites, quand je suis en toi, tu es mon toit
Aimer c’est faire sauter les capsules
C’est jouir en égrainant les capitules //
Ils sont très, très laids tes seins, c’est pour ça que je les
Adore. Je les caresse pour les modeler
Si tu m’aimes, abreuve-toi de mon urine
Je patauge en ton ventre comme en ta bassine
J’ai mal à l’amour
Je n’ai plus de jour //
Je vais, je viens, je te reprends, je te pénètre
Mais tu m‘aimes ? – Je te hais. – Saloperie d’être !
Tu es frigide de l’intelligence
Et au plus cru un ruisseau d’impatience
Tu me regardes tellement que ça n’a pas
De sens. Je conquiers ta chair de corps pas à pas
Un mari c’est bien mais empaillé
Je les aime que sexe rayé
J’en ai éteint mon sourire
Elle sait que me construire
Avec elle j’en perds tous mes mots
Cette donzelle me cloue de maux
Il y a du sang tout autour dans le ciel
Le monde et sa ronde ont fui le réel
Demain n’est pas le même jour
Il est juste allé faire un tour
« Tu es mon outrage ! Donne-moi, donne-moi
Ta pisse à boire ! Afin qu’enfin je sois toi
Et qu’enfin sous ton poids d’amour nu je sois roi
– Chut ! Tu es le genre argent braguette
Tu n’es qu’une petite targette
Tu insultes les mots à chaque parole
Toujours, toujours tu te donnes le beau rôle
– Cela point ne m’étonne, il m’a toujours été
Dit : Tu ressembles plus à ta femme qu’elle
-même ne se ressemble ; ainsi va le réel
J’ai toujours eu un p’tit côté vahiné fanée »

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