La peau de fer

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Une écriture de peintre, héritage de famille... PLasticienne Auteure compositrice et interprète La couleur avant tout  [+]

Intérieur indéfini
Lune de mue
Tu me réveilles la nuit
Parles ! Mais que veux tu ?

Tu prends beaucoup de place
Profondément en mon corps tu t’étales
Étrangles mon mental
Il faudrait pouvoir t’accoucher et
Libérer la rivière de mes pensées
Piégées sous la glace

Grise pluie en lourd rideau m’envahit entière
Gris ciel tourmenté, orage salé d’hiver
Je suis cachée derrière
Dans ma peau aux barreaux de fer
Perdue dans ma robe pâle
Je fuis le temps horizontal

En silence, en silence

Et le temps passe

De nouveau, je te sens
Dans mon ventre sourd, tu sièges
Vaste en mon sein larmoyant
Je te porte dans mon bassin, arpèges
Tu escalades mon corps haletant

Je sens ton lourd appui
J’y noie ma source infinie
Tu sembles courir courir courir
Au-delà de mon corps physique...
Il est temps de guérir
La douleur énergétique

Merci, toi que j'ai porté des années
Merci, ton temps dissout, ton règne achevé

Nos adieux dénoués, main sur le cœur
Va, cours chagrin, tu es libre désormais
Mémoire transformée, poussée extérieure
Nous sommes à tout jamais
Voies libérées, gorges déliées
Deux chemins séparés

(Je dédie ce poème à ma mère, inspirée par sa mue, sa renaissance, sa seconde peau...je t'aime)
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