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Le Colibri

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J'expose à qui peut voir mes teintes de verdure ;
Imparfaite harmonie dans le cosmos du coeur.
Mes essais sont divins pour le doux créateur
Et ma loi étrangère aux funestes ratures.

J'étends comme un rideau ma palette d'azur
Où selon mes humeurs s'enrôle un parfum blême.
Je fascine cet être à la pensée suprême
Qui pour moi décompose un mystère trop pur.

Mon chef d'oeuvre lui plaît qu'il surnomme la mer
Mais d'éternels ennuis chaque jour le condamnent.
Quand dans son âge mûr l'homme me semble amer
Et vers le bleu profond tristement se pavane

Je préfère de loin l'incomparable enfant
Qui dans son coeur craintif à ma vue s'émerveille !
Et mieux que tout labeur au repos triomphant
Se meut dans l'innocence où la beauté s'éveille.
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