La muse

il y a
1 min
133
lectures
18
Qualifié
Image de Automne 2020
Une muse taquine s’amuse en musique.
Elle chantonne un air dans l’aire de grands champs,
Où avec l’air de rien, sur un air mélodique
Elle prend l’air du matin sur un rythmique chant.
Dans le méli-mélo des mi, des do, des la
Naît une mélodie, et là la muse écrit
De nouvelles paroles, pas des paroles en l’air,
Mais des paroles sur l’air du sol et son bémol.
De nouvelles paroles, pas des paroles en l’air
Avec un dièse à l’aise sur un si sans souci.
La muse bat les mots, les mots tant qu’ils sont chauds,
Tout comme le tempo qui lui colle à la peau.
Sautant à cloche-pied, sans aucune anicroche
Elle s’approche des croches tout juste à sa portée,
Avec sa clef de sol apportée dans sa poche.
Et pendant que les blanches, les blanches font la planche,
Sans broyer plus de noir, les noires se déhanchent.
Les rondes font des rondes comme des ronds dans l’eau
À mille lieues à la ronde, rondo allegretto.
Sur la portée la muse dépose plusieurs pauses.
Allongée sur la ligne elle s’étire et repose,
Puis elle écrit des signes, continuant sa prose.
Elle prend des mesures pour planter le décor,
Le décor des accords, accordés sur mesure.
Au fur et à mesure, la harpe et ses arpèges
Vont se désagrégeant comme des flocons de neige.
Et autour des points d’orgue, de l’orgue qui est à point,
S’organisent d’autres sons, d’autres tons, d’autres ponts,
Vers des thèmes inventés et des phrases inspirées.
Et la muse rusée pour déjouer l’usure,
Se joue de la mesure en tentant l’aventure.
Sur les trilles elle frétille sans perdre une seconde,
Puis renverse des tierces, et dans l’écart des quartes
Elle s’enivre d’absinthe en avalant des quintes.
Inspirée par les gammes elle fait des anagrammes
Qui amusent son âme, et en cadence elle danse
Même sur les dissonances, dans un état de transe.
Dans le feeling du swing ou dans un rock baroque
Peu importe l’époque, pourvu que çà balance.
Et sans tracas majeur elle glisse en mode mineur,
Sans s’encombrer des modes et des tendances de l’heure.
Les oreilles égayées par les tonalités,
Elle enraye l’ennui et les banalités,
Balayant les soucis et la normalité,
Tout le jour et la nuit elle invente sa vie,
Tout le jour et la nuit dans les sons elle s’enfuit.
18

Un petit mot pour l'auteur ? 0 commentaire

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,

Vous aimerez aussi !