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La mousse tache, dixit un buveur de p'tit blanc

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1./2.

L’équivoque en sonnet

Au bar Riton, que la mousse tache, est tendu.
Comprimé, son pet gaze au ciel les sansonnets
Qu’un baryton conchie, cherchant les cent sonnets
Dans le verre qu’il siffle au comptoir étendu.

Sa moustache de mousse, au dock bien entendu,
– Que convoite la tante avec le gros bonnet
(Un merlan des lieux noirs où pèche l’encornet), –
L’attente la frisotte ! Et le filet tendu

Des mains de l’aigle fin sur ses amours amers
Met dans son œil navré comme un amer des mers :
Sa grue se rit des rues. La volage albacore

Est un poisson volant ! Ce thon, par le giton
Maqué, nous ferait dire : « Alors au bar gît-on ? »
Car cette poule, au pot de bière voit encore,
...
Par les pleurs du nigaud, verser des larmes d’or
Dont monte le niveau sous la houle des mots
Causant son vague à l’âme ; et comme on lit on dort,
Le moussaillon saoulé par l’alcool de ses maux

Croule bientôt au pied du grasseyant cador
Qui s’évente, rieur, d’un surgeon de rameaux.
Et tandis qu’un poète à l’ombre des Émaux
De Gautier fait les siens, on oit le matador

Mettre la banderille au cœur et barrit-on
Qu’aussitôt en jonglant l’étonnant baryton
Barista vous allonge une chope de blonde,

Toute proche du port où boivent des cochons
Qui semblent chalouper du bar même vers l’onde.
Et l’émeraude, au loin, luit par ses cabochons.
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