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La mort dans l’âme du poète aimé

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Mister Douhaine

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Aujourd'hui tu es triste au regard vide
Tu tiens en tes mains la fleur du bonheur que tu détruis d’un seul geste
Tu la broies et déchiquètes toutes ses pétales
Tu es paralysés, tu restes figé dans le temps
Car ma présence ne t’a pas encore été présentée
Le poète que je suis voudrait te dire ce qu’il pense
Je t’ai écrit de belle et tendre lettre que tu t’es empresser de déchirer
J’ai eu tellement du mal à les faire naitre de ma douce plume
Mes pages restèrent vierges de toute écriture pendant longtemps
Mon esprit était vide, mes pensées restèrent neutres
Mais la force de mon amour les a enfanter de tendres mots
Mais tu n’en as pas voulu, tout ce qui t’intéresse c’est moi
Comment faire pour arriver à toucher ton cœur sans ma présence?
Tu me désires pour toi toute seule mais je ne le puis
Mon savoir et mon imagination appartienne à tout le monde
C’est pour cela que je ne viens pas à toi
Je reste libre de tout attache que porte le vent à travers les contrés
Je suis le poète de tes rêves, celui à qui tu penses quand tu es triste
Je suis le poète romantique que tu attendais depuis toute petite
Je suis le poète dont tu es tombé amoureuse à force que tu me découvres
Je suis le poète qui s’imagine être porté par le vent sidérale vers
Une contré lointaine pour noyé sa solitude
Je suis le héros de mes propres écrits dont la fin n’a pas de mérite
Je suis le héros qui se sent libre et triste
Mais je suis aussi le héros qui se sent seul dans son jardin secret
Oui seul par-delà l’attention qu’on lui porte
Car la vie réel me rattrape jusqu’à ce jardin secret
J’aimerais que mon chemin se mette à fleurir
Avec des fleurs qui émanent de vos cœurs,
Avec de multiple couleur qui jalonne ce chemin
Je ne suis plus qu’un poète qui ne sait plus où son âme s’en est allée
Je ne suis plus qu’un poète dont l’esprit s’est fermé à toute pensée
Le poète que je suis s’endort sur ses lauriers, la tête vide
Oui vide de toute pensée, paisiblement je m’abandonne à mon sommeil
Fatigué par mes soucis, je me suis évanoui dans la nature avec corps et âme
Sur mon pupitre il ne reste que le livre de la fin de ma vie
Je me laisse envahir par le marchand de sable qui m’a ensevelit sous un tas de sable
Ma plume s’en est allée, elle a fini par retourner dans son trou
Le poète n’est plus, il n’y a plus que la mort dans l’âme
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