La machine

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J’entends les chuchotements
J’entends les crachotements
Comme des murmures
Je sens comme un réchauffement
Dans cet air sec et hallucinant
C’est l'été non? Il me semble...

Tout va bien...
Je ne suis plus très loin
La machine ronronne
Elle toussote, elle crachote.
La machine encore une
Maudite machine...

Je crachote, je toussote...
Tourbillon de sable qui gratte
Aujourd'hui le ciel est presque vert
J'ai cru voir un rayon de lumière
Au milieu de toute cette poussière
Je marche sur un cimetière

Le monde est dévasté
Les rouages sont grippés
Dame mort disperse les particules
Déjà 8 ans qu’elles s'accumulent
Le jour du grand "quoi" n'est pas arrivé
Plus de jour, un rideau sombre est tombé

Nous sommes des funambules
Clopinant sur notre ligne de vie
Nous avons jouer avec les feux
Mais nous ne sommes pas des Dieux
Notre perverse réalité est à l'agonie
Et ses braises semblent éternelles

La nature était si belle...
Un équilibre pourtant si frêle
Je me rappelle la verte Normandie
Je me rappelle la pluie...
Aujourd'hui il pleut des larmes noires
Et les gaz continuent s epaicir

La Terre n'a plus de poumon
Après les forêts et les habitations,
Apres les campagnes, les villes,
Puis des usines aux centrales,
Les superproductions super protégées
Se sont également envolées en fumées

Je me rappelle la forêt
Je me rappelle les prés
Vaches, moutons et brebis
Les renards aux yeux gris...
Là, plus de faune... plus de flore...
Se nourrir devient un effort
Les dômes privés se font attaquer
La population est affamée

En proie aux multiples douleurs
Je crois qu'a sonnée l'heure
Ce monde agonise
Dans la folie totale
On le savait
On le disait

L'homme périra par l'homme
Il fallait pas être extra pour voir ça
Tout le monde à fait comme
Si les choses ne s’épuisaient pas
Nous étions en phase d’autodestruction
Et depuis longtemps nous le savions

La machine tiraille et grince
Certains rouages s’encrassent
Chaque mouvement craque
Et ce sable qui s’infiltre
Le sol est difficilement praticable
Mais pas de place dans le dirigeable

Je crois que je vais bien.
Je suis pourtant si loin
Je ronronne, je chuchote
Je toussotte, je crachotte
Et je me rappelle...
Aujourd'hui je me rappelle
Que la machine c'est moi.
Pourtant, il etait une fois...

L'électronique a péri.
Le monde mécanique survit.
Mon seul espoir aujourd'hui
Remonter le temps, avant l’oubli
Je cherche la machine
Il paraît qu’elle existe...

La trouver, avant que tout s'arrête...
Vite... la fin arrive... vite
La terre est un désert si beau
Il y fait toujours chaud...
Et oui c'est l’été,
Depuis 8 ans déjà, c'est l'été...
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