La lente dérive de la journée

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Le recueil des pages d'heures se tourne,
Sa couverture en est la nuit .
On lit chapitre par chapitre,
ce que le jour dit .

Il fait du ciel, en pleine journée,
un cristal ardent, où le soleil décrit sa courbe,
ponctuée des travaux quotidiens.

Je vois la peinture du semeur,
et imagine une pluie de graines,
dans la terre accueillante;
J'entends les chevaux qui trépignent,
et leurs sabots racler le sol .

Tes pas qui s'approchent
et font chanter les gravillons
de l'allée...

Il y aura le miracle du fumet de la cuisson,
se glissant sous la porte de la cuisine,
un festival de saveurs annoncé,
d'un repas consistant arrosé d'un vin :
sa cascade rubis dans le verre, ponctuant les plats.

Se rouvrent les yeux après une courte sieste  :
La lumière s'est peu à peu transformée ,
Des oiseaux strient le ciel sous un passage de nuages blancs.

Et il y a le poids arrondi,
du velours du chat ,
endormi sur les genoux,
aux oreilles attentives,
à la lente dérive de la journée .

Il est temps de se saisirde ses outils,
et de continuer le travail entrepris,
avec le soin et l'attention nécessaires,

pour que les choses se fassent :
en quelque sorte une empreinte
déposée,
sur l'arc immatériel
de l'épaisseur du temps.

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( variation sur un texte de Michel Baglin : " j'apprenais un temps" )

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RC
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