La groupie du coq

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Je suis un être plutôt instable, un tantinet introverti.Mon gout néanmoins principal va à la poésie, de préférence gaie, limpide, évidente, sans trop de mystère, compréhensible aisément  [+]

Image de Eté 2016
Empalé sur son clocher, le coq du village,
Permanent prisonnier, ne vit guère une sinécure,
Immergé dans vents et nuages,
Ce qui se passe en bas, il n'en a cure.

Pourtant, c'est de là, sans rompre certes sa laisse
Que lui est venue une franche liesse,
À l'initiative d'une poularde de Bresse
Qui avait le feu insatisfait aux fesses.

Celle-ci déçue des baisers trop rudes, trop courts
De son prétentieux et rustre coq de basse-cour,
Décida d'aller ailleurs conter fleurette.
Pour ce faire quelle aubaine, ce voisin là-haut, sur sa girouette.

Elle en a marre de ses pattes munies d'hallebardes
Qui, sur son échine, pour la chevaucher, il darde !
De ses épées en guise d'ergots
Qui lui labourent les flancs et le dos !

Ainsi, alors que le pacha de son harem ronfle sur son perchoir,
Elle gonfle sa poitrine de poule rousse pour dominer sa peur du
noir
Et, le cœur battant, la croupe rebondie, la cuisse légère,
Elle court, s'élance, s'envole vers ce coq qui a tout pour lui plaire.

Dans la nuit brune,
Sur fond d'écran de pleine lune,
Ce furent les plus cocasses et acrobatiques agapes sexuelles
Qu'ait jamais connues le ciel.

Éphèbe qui s'ignore, il subit l'assaut d'une groupie, il en reste
pantois.
Lui, si solide face aux joutes du vent, celle-ci érotique l'a laissé
tout de guingois.
Éole, responsable tout désigné, juge du travers et requiert un
auxiliaire de suroît
Qui, d'une vigoureuse bourrasque, avant l'aube, le remet bien
droit.

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