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Le silence roule,
Là où l'infinité de la mer court.
L'être enseveli moule
Le temps, grâce au sable d'une forte tour.

Au plus haut le ciel nous regarde,
A la forme du galet, il tisse des nuages;
Arrêtant au passage le vol d'une harde,
Au dessus du vide, de la poussière du mirage.

Magnolias et mirabelles se figent dans le grain,
Miroitant au soleil toutes leurs dorures marrons.
Mais l'espoir du retour de nos tendres marins,
Maigri, doucement fane dans l'imaginaire mousson.

Enfin le bruit sourd de la mouette résonne,
Éveille le village figé dans l'humidité.
Enfariné, le pain sent bon le gravier,
Et les champs de maïs, la marine anémone.

Naissante cité d'or, où l'on compose la vie,
Nageant dans une brume clair de fer et de lithium
N'ouvre ses bras ni à la chair de vos frêles envies,
Ni au dessein du plus sombre des Hommes.

Touchant la vague de notre souvenir fixe
Tout en redoutant les charnelles convictions.
Thoas, Roi des montages et dunes du Styx,
Tapisse ce monde de son éternelle onction.

Œuvrant sous une chaumière sablée,
Oisivement le calme se met à tomber,
Ouvre les yeux d'un petit homme mouillé,
Ondulé par les larmes d'une vie terminé.
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Miraje · il y a
Comme une vague, sans cesse recommencée ...
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Marianne Rodrigues · il y a
Exactement, cela ferait un beau dernier vers, merci ;)
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Louis Rubellin · il y a
Eh bien c'est de celui-là que je ne peux me lasser. <3
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Marianne Rodrigues · il y a
Contente que ce « lamento » te touche camarade ♥️
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