La fille de joie du quartier

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La fille de joie du quartier
Entraînait dans ses filets
Les mal aimés du monde entier
Elle les comblait de sa chair ultra huilée
Et de ses attraits corporels bien bombés
La fille de joie du quartier
Quelque peu écervelé
Ne se mettait jamais à méditer
Sur sa condition de femme capturée
Sous la coupe d’un maquereau affamé
La fille de joie du quartier
Tous les soirs allaient s’affairer
Sans jamais réclamer
Autre chose que quelques deniers
Pour le travail ingrat achevé
La fille de joie du quartier
N’a jamais pu stopper
Cette activité tant déprécié
Au profit d’un travail honoré
Ou d’une union avec un rentier
La fille de joie du quartier
Passa toute sa vie a vagabondé
Dans toutes les rues pavées
De la capitale tant contée
Pour satisfaire toutes vos envies délurées
La fille de joie du quartier
N’a jamais su s’arrêter
Pour trouver une vie rangée
Son métier elle l’affectionnait
Celui-ci la même emporté
La fille de joie du quartier
Un beau matin de Janvier
Par un jour encore gelé
Celle si s’en est allée
Emporté dans sa quarantième année
La fille de joie du quartier
Retrouvée sur un banc isolé
Laissée là, abandonner
Son corps à moitié dénudé
Sa peau entaillée, scalpée
La fille de joie du quartier
Ses vêtements déchirés
Un liquide collé sur sa trachée
Fut la proie d’un détraqué
Assouvissant un plaisir inavoué
La fille de joie du quartier
De son sang est vidé
N’exercera plus la seul activité
De toute sa vie qu’elle connaissait
Sa mémoire balayée, écrasée
La fille de joie du quartier
N’aura pas de tombe privatisée
Ni de cérémonie célébrée
Elle sera sans doute incinérée
Sa présence n’aura marqué aucune pensée
Elle restera à jamais
Qu’une simple prostituée
Une âme venue de l’étranger
Sans famille ni amitié.
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