La femme sparadrap

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Image de Printemps 2016
Je me sens attirée et voire même aimantée
Quand devant moi se dresse un être tourmenté,
Un cœur ecchymosé suintant de son passé,
Un bel homme en détresse, des blessures à panser.

En voilà une aubaine, je m'en vais le guérir
Cela en vaut la peine, tout du moins le chérir.
Recouvrir tous ses maux d'une douce compresse
Et refermer ses plaies sous de tendres caresses.

Ecouter la douleur peu à peu s'épancher,
En ange salvateur me laisser déhancher
Et puis de mes baisers lui retirer ses larmes
Sous d'enivrantes effluves, succomber à son charme.

Peu à peu, il va mieux, je le vois dans ses yeux.
Il affiche désormais un grand sourire radieux.
C'est d'ailleurs enchanté qu'il me dit, me quittant,
Que j'ai été pour lui un bien joli pansement.

Mais moi, ma plaie à vif, qui va donc la soigner ?
Je suis un sparadrap qui ne fait que saigner
Toutes mes cicatrices ne cessent de s'ouvrir
Je ne trouve le remède qui pourrait me guérir.

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