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La duchesse et le Marquis de Sade

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La Duchesse et le Marquis de Sade
Marquis, je vous regarde dans les yeux, j’y vois,
Mon ami, tout l’amour que vous avez pour moi
Vous êtes doux, délicat, caressez moi le creux
De mes reins, mes doux seins, mon amoureux


Ami et amant à la fois vous êtes à moi
Si je me trompe, n’hésitez pas, Dite le moi,
Comblée par vos caresses, quelle délicatesse
Suis à vous chéri, votre gentille maitresse
Me faites point de mal, tel lu dans le journal
Des phrases dont les mots ne sont pas banales
Sinon je crie, aimez moi, avec votre cœur
Soyez plus doux, êtes bestial ,de vous J’ai peur
Qu’avez-vous, , depuis un instant ,je vous trouve
Brutal, avec votre instinct animal, j’ai mal
Reprenez vous , sinon je crie » au scandale »
Vos fantasmes, je les soupçonne, en somme
Mais vous ne changerez pas, ne vous pardonne
Soyez patient, embrassez-moi les mains, le cou
Votre cœur bat trop fort, allez respirer dehors
Allez prendre, l’air si pur de la campagne
Ou bien, dans votre beau château de Saumane
Allez partez, par pitié je vous en conjure
Par les chemins et les bois, ou sur votr’ monture
Courez à toute hâte dans celui de Lacoste
Ho ! Je n’en peux plus de toutes vos simagrées
Quand vous serez calmé, raisonné, et apaisé
Vous m’enverrez sans fioriture par la poste
Une lettre, ou vous me demanderez pardon
Réfléchissez mon ami, reprenez-vous, bon
Je dirai mon souhait, si je n’ai plus de peine
Seuls les êtres sensibles vous comprennent
Et beaucoup de libertins, bien en apprennent
Dans vos mains le mal devient plaisir, tel un
Magicien transforme, colombe en vampire
Je me pose des questions, Suis indécise, je
Tourne en rond, Dois-je encore vous revoir ?
Ai-je le diable en moi, venir dans mon boudoir
Seul l’avenir nous le dira, peut etre un soir
Seulement un effleurement léger de vos doigts
Me chavire, comme un bateau secoué dans ses bois
Ho prêtre, exorcisée moi, je ne peux résister,
Suis-je hantée ?je transpire de la tète aux pieds
Car le Marquis, l’amour et la cruauté qu’il me porte
Faite que le diable ou les anges l’emportent
Je suis esclave, quand il me retire ma chemise
J’ai des frissons tout le corps, Il a des doigts en or
Arrêtez Marquis, je vous en supplie, car si vous continuez
je suis perdue, Je n’en peux plus, en transe est mon corps
Vous y allez trop fort, mes cuisses sont toutes mouillées
Oui continuez mon amour, vous savez faire la différence
Je crie à gorge déployée, ce va et vient quelle jouissance
C’est bon, j’en avais rêvé, mon cœur se calme
J’abandonne, m’abandonne à vos caresses
Mais vous recommencez de plus belle, que ça cesse
je vous en prie, on fait une trêve, dans un dernier
Sursaut, Je me rebiffe comme une tigresse

Lui griffe le bas du dos ,et même les fesses
C’est peine perdue ; mon dieu, Il a le dessus.....
Aimez-moi comme vous voulez, Je suis à vous
Je ne peux plus lutter ; avez gagné, Marquis
Mais quel animal vous êtes ? Laissez un répit
Sur moi il décharge, sa semence en jouissant
Enfin soulagée, Je me cabre devant lui
Et lui dit ! Sachez-le, je reste insoumise
En toutes circonstances, ce sera à ma guise
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