La dernière nuit

il y a
1 min
26
lectures
7

Écrire pour délivrer des maux  [+]

Le sentier menait à la colline
Les odeurs s'évaporaient du sol
Le ciel livrait ses dernières larmes d'avril

Au milieu d'une clairière
Elle dansait nue sous la Lune
De pas si légers qu'elle paraissait flotter

Ses bras diaphanes perlés de brumes
Tendus vers le halo étincelant
Chantant des formules et des prières

De longs flots de cheveux noirs
Battaient en rythme voluptueux sur ses reins
Je retenais mon souffle, caché derrière un arbre

Bientôt mon ombre glissa jusqu'à elle
Sans que je puisse rien y faire, je me fondis en elle
Je fus elle, indéfiniment, nous dansions
D'un seul corps, l'ombre et la lumière

Je me perdis sur ce sentier, et me trouva tout à la fois,
Je fus la Terre, je fus les Cieux
Les étoiles et la poussière, je fus le vent, et l'eau ,et la tempête
Jamais je ne revins, et je fus pour toujours, je fus cet instant.
7
7

Un petit mot pour l'auteur ? 5 commentaires

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,
Image de Patricia Burny-Deleau
Patricia Burny-Deleau · il y a
Une pause dans l'espace-temps où tout ne devient que poésie !
Image de Lange Rostre
Lange Rostre · il y a
Un instant sensuel et magique.
Image de Keith Simmonds
Keith Simmonds · il y a
Une belle poésie pleines d'images somptueuses et sensuelles sur l'union
de la terre et le ciel! Bravo pour cette originalité de pensée! Mon vote!
Je vous invite à venir voir et apprécier mon “Été en flammes” si le cœur
vous en dit, merci d’avance!
http://short-edition.com/oeuvre/poetik/ete-en-flammes

Image de Duje
Duje · il y a
J'aime beaucoup ce poème de poésie limpide hors du temps et de ses problèmes. Bravo !
Image de Cely
Cely · il y a
Merci !