La complainte des sables

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Les mots à la bouche le son à l'oreille la lumière à l'oeil les parfums aux nez et mon coeur à l'encre...

Vagabond attiré par les sables du sud ;
Prit dans la course folle de l’étoile galopante ;
Tète illuminée au désir du rêveur ;
S’abandonne dans les dunes mouvantes ;
S’enivrant sangs et suées contre les vents râleurs ;


Au vaisseau du désert regrette le secours,
A la nuit constellée tente de faire prière ;
Aurore desséchée par le palet sans eaux ;
La fugace rosée se confond à la larme :
Le Simoun brulant sur le pourpre des tempes ;


Résonnante asphyxie du tiraillement des chairs ;
Le mirage aquatique à l’élégance aride ;
Ou les lèvres asséchées contemplent les vapeurs ;
Jérémiades éloquentes du ventre affamé ;
Aux barbares figuiers succombent à la nausée ;


Eminences infinies où se perd vision ;
Somnolences machinales du corps harassé ;
Paysage désolé à la lune s’articule ;
Emprise du silence face aux crampes criardes ;
Le parfum du désert aux effluves des maux ;


Minutie déréglée à l’aiguille hésita
Intrigue zénithale s’immisçant au voyage ;
Torride chaleur d’été fouettant la mine éteinte ;
Marcheur solitaire faisant l’ombre à sa pierre ;
Epitaphe désertique à jamais éphémère ;


Le cadavre bercé par la danse des sables ;
Malheureuse contrée où la rose n’est que grains ;
Le Rimbaud sans la plume y laisse son esprit ;
La tempête y viendra plus qu’avide de soif ;
A la mer déchue y naviguant le mort.
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