La beauté des saisons

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Image de Eté 2016
L’hiver est né, l’hiver rayonne
Avec son teint de pâle icône
Et ses grands yeux de neige pure,
Enveloppé de blanche bure,
Tranquille, grave et recueilli,
Ouvrant les livres de l’esprit.
L’hiver aux noëls lumineux,
Aux mots rieurs d’enfants heureux,
L’hiver au chaud des cheminées
Dans les maisons bien décorées
Quand on médite au coin de l’âtre,
L’humeur rêveuse un peu folâtre...
L’hiver aux enfants désolés
Errant de par les rues gelées
Quand les durs cristaux de la glace
Tristement tintent et se cassent...
L’hiver, quand l’on chante un cantique
Quand on attend l’heure magique
D’une légendaire naissance
Quand tout s’écrit en innocence,
L’hiver aux minuits de lumière,
Aux chants d’amour et aux prières
Lorsque la Paix qui s’offre en trêve
En tout pays grave ses rêves...

L’hiver se meurt en un soupir,
Naît le printemps plein de désirs...

Le printemps vert aux yeux de menthe,
Aux rêveries adolescentes,
Qui s’éveille en bourgeons rosés,
En pétales de cerisiers,
Le printemps frais qui s’émerveille,
Créant des jardins nonpareils
Où se promène à pas de fée
La brise exquise et parfumée...
Le printemps invente et cisèle,
Sous les ogives bleues du ciel,
Des roses aux tiges très fines,
Couleur de bagues opalines...
C’est aussi le printemps ardent
Qui fend les airs tel un pur-sang
Et qui galope à travers champs
Espérant attraper le vent...
Mais l’heure n’est pas à la fuite,
Le printemps se calme et résiste,
Préférant parler à voix douce
Au fond des bois, au creux des mousses...
Il se forge un cœur de jouvence,
Bruissant d’espoirs, de confidences,
Un cœur tout neuf aussi brillant
Qu’une couvée d’anges dormants...

Le printemps fuit, calme et discret
Cédant la place au clair été...

L’été aux mains d’ambre et d’azur
Dont le regard doré fulgure,
L’été des vagues voluptueuses,
Des parfums de fleurs capiteuses,
L’été de flamme et de passion
Nourri de feux et de rayons,
Pétri de secrets bien cachés
Au fond des épaisses futaies,
L’été de la folie des sens,
Forgeron des incandescences,
L’été des fruits les plus juteux
Et des projets aventureux,
L’été des forêts d’émeraude
Où l’amour se faufile et rôde,
C’est cet été qui nous inspire
Des rimes aux brûlants délires
Prêtes à bondir hors des pages,
Empruntant des sentiers peu sages...
L’été symphonique et grandiose
Où sont exaltées toutes choses
Peu à peu envahit nos âmes,
Pareil à une immense lame
Qui s’en vient recouvrir les plages,
Emportant tout sur son passage...

Dans les buissons s’en va l’été
L’automne peut se rapprocher...

L’automne aux yeux de vents perdus,
Au triste regard de statue,
Observe les feuilles tomber
Sur le sol mouillé des allées...
Fier vagabond, prince charmeur,
L’automne aux changeantes lueurs,
Tantôt sourit et tantôt pleure
Tandis que s’écoulent les heures...
L’automne aux soirées de tiédeur
Qui embuent l’âme de langueur
Aimerait un peu de chaleur
Pour l’extirper de ses torpeurs...
L’automne habillé d’incarnat
Dans son costume d’apparat,
Évoque un grand bal vénitien
Où l’on valse d’un air badin...
De son bâton de magicien,
Sur le paysage il repeint
Un tableau d’ocre et de carmin
Qui miroite en l’eau des bassins...
Et puis souvent mélancolique,
Enveloppé d’ombre mystique,
L’automne compose des pluies
Qui nous parlent de nostalgie...

S’endort l’automne musicien
L’hiver frileux vers nous revient...

Et sans fin tournent les Saisons
D’un temps vers l’autre en rythmes longs,
Suivant la cadence des mondes
Qui les entraîne dans sa ronde...

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